C’est la ruée sur l’écologie
!
L’année électorale qui s’annonce amplifie le mouvement mais n’en est pas la cause.
La disparition des espèces, la dégradation de la biodiversité, la déforestation et le réchauffement climatique conduisent à une prise de conscience à la fois individuelle et collective jamais vue au niveau planétaire.
Que les politiques se précipitent coiffés d’un chapeau "vert" pour voler au secours de la Terre, voilà qui n’est pas rassurant !
Ils veulent nous faire croire qu’après avoir consciencieusement détruit la planète, ils sont les mieux à même de sauver le peu qu’il en reste.
Écoutons Al Gore, vice-président de Clinton, qui annonce le décès programmé de la planète bleue :
C’est le test définitif pour la civilisation humaine. Nous avons atteint la limite de ce que l’écologie peut tolérer et nous devons changer les technologies que nous utilisons, les critères de nos vies et être plus respetueux de l’intégrité du système écologique.
Écoutons Corinne Lepage, ex-ministre de l’écologie :
L’écologie, tout le monde en parle mais nous savons tous ce que valent les promesses.
Écoutons Ségolène Royal :
Si nous n’y prenons pas garde, ces problèmes d’environnement seront demain des menaces supplémentaires pour la sécurité du monde.
Un journaliste :
Le couplet écologiste est devenu un passage obligé de tout discours.
Trouvé au hasard :
[Il faut] changer profondément de politique pour faire face aux risques écologiques.
Mille autres exemples pourraient être cités. Chaque personne est bien consciente que "cela ne peut plus durer."
Pour autant chaque personne est-elle prête à modifier son mode de vie ?
Non, dans la mesure où elle refuse de modifier son mode de pensée.
Conditionnée par les concepts d’espèce élue, de croissance, de progrès, de loi du marché, la personne est prisonnière de jugements et de comportements enracinés dès l’enfance. Après moi, le déluge
, aurait déjà dit Louis XV.
Les environnementalistes
souhaitent préserver la Nature pour le confort de leur petit cadre de Vie. Certes, le mieux ne doit jamais être l’ennemi du bien mais il y a peu à attendre de ce côté là.
Le biocentrisme propose la véritable et globale révolution des mentalités en intégrant Communauté humaine et Communauté non humaine du Vivant.
C’est la révolution identitaire qui prône la réconciliation de l’être humain non seulement avec ses sembables mais avec la Nature, mais avec tous les êtres sensibles.
C’est la révolution qui refuse toute discrimination : raciste, ethnique, religieuse, sexiste mais aussi celle à l’égard des animaux, la non discrimination la plus emblématique de l’écologie.
Non, il n’y a pas et il n’y aura pas d’écologie sans les biocentristes !
Jean-Claude Hubert
Biocentriste
MEI-ÎLE DE FRANCE
Chargé de mission à la condition animale.