MEI Île-de-France

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lundi 9 octobre 2006

Les papillons en danger de mort

Les premiers insectes sont apparus sur la Terre, il y a quelques 300 millions d’années (MA), mais il faudra attendre 220 MA pour voir les premiers lépidoptères.

Pour des raisons sûrement de fragilité (les ailes), les papillons fossiles ont tendance à être plus rares que les autres insectes. Néanmoins, il existe quelques fossiles du Triassique, du Jurassique et du Crétacé, mais les plus nombreux sont ceux du Tertiaire retrouvés dans l’ambre de la Baltique.

Si les insectes n’eurent pas une place prépondérante dans le Paléolithique moyen (35 000 à 10 000 ans av. J.-C.), on connaît cependant quelques représentations comme en témoigne la grotte Chauvet en Ardèche (32 000 av. J.-C.), ou du Portel en Ariège (12 000 av. J.-C. où l’homme de Cro-Magnon fait référence à des formes ailées d’oiseaux, de chauves-souris ou papillonniformes. L’Égypte ancienne nous livre elle aussi ses représentations variées d’insectes. L’abeille (symbole de la Basse-Égypte), le scarabée (symbole du jeune dieu solaire), mais aussi le papillon représenté sur les bas-reliefs ou sous forme de bijoux, comme en témoignent les deux magnifiques bracelets en argent, retrouvés dans le mobilier funéraire de la tombe de la reine Hétephérès mère de Khéops (vers 2600 av. J.-C.).

Si le papillon a traversé les siècles sans encombre, aujourd’hui il est en danger de mort. On estime qu’en 15 ans, le nombre des lépidoptères a été divisé par deux. D’après les spécialistes (biologistes, entomologistes et écologistes), les principales causes sont dues à :

  • l’agriculture intensive (pesticides, engrais chimiques…) ;
  • l’urbanisme (le tout béton, les autoroutes, l’éclairage public…) ;
  • la perte de l’habitat (défrichement, déforestation…) ;
  • l’assèchement des zones humides (marais, tourbières…) ;
  • et le réchauffement climatique (migration ou inaccoutumance à un nouvel environnement).

Le Muséum national d’histoire naturelle a lancé en mars dernier un appel aux propriétaires de jardins afin de recenser les papillons. Il s’agit de compléter l’information sur la biodiversité fournie par les oiseaux (programme STOC), car nous ne possédons que très peu d’informations sur nos lépidoptères en France par rapport à nos voisins européens. Nous connaîtrons les résultats de cette l’enquête à la fin de l’année. Sachez d’ores et déjà que 14 000 personnes ont répondu à l’appel.

Aujourd’hui certaines espèces sont protégées comme l’apollon (photo) depuis une vingtaine d’années. Ses effectifs ne se sont pas encore reconstitués, là où dans certaines régions on ne le voyait plus. Le papillon est un précieux indicateur de la qualité de nos écosystèmes, il joue un rôle important dans la pollinisation des fleurs et doit faire l’objet d’une protection de son habitat.

La protection de la nature et de la biodiversité

  • La convention de Bonn du 23 juin 1979 sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage ;
  • La convention de Berne relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l’Europe ;
  • La convention de Washington (CITES) du 3 mars 1973 sur le commerce international des espèces de faune et de flores sauvages menacées d’extinction ;
  • La convention de Rio de Janeiro sur la biodiversité.

Pendant de nombreuses années, l’activité humaine (pollution, déforestation…) a engendré une perte substantielle de diversité biologique. Le PNUE estime que pas moins de 24% des espèces qui appartiennent à des groupes tels que les papillons, les oiseaux et les mammifères ont complètement disparu des territoires de certains pays européens.

Le 22 juillet 1993, le Ministère de l’Environnement lance un arrêté relatif à la protection de la nature.

Art. 1er
Sont interdits sur tout le territoire national et en tout temps, la destruction ou l’enlèvement des œufs, des larves et des nymphes, la destruction, la capture ou l’enlèvement, la préparation aux collections des insectes suivants ou qu’ils soient vivants ou morts, leur transport, leur colportage, l’utilisation, leur mise en vente, leur vente ou leur achat.

Liste des 35 espèces protégées en France

  • l’alexanor papilio ;
  • l’apollon ;
  • le petit apollon ;
  • le semi-apollon ;
  • l’azuré de la sanguisorbe ;
  • l’azuré des paluds ;
  • l’azuré du serpolet ;
  • la bacchante lopinga ;
  • le cuivré des marais ;
  • le damier de la succise ;
  • le damier des knauties ;
  • le damier du frêne ;
  • le daphnis ;
  • la diane zerynthia ;
  • l’écaille des marais ;
  • l’écaille funèbre.
  • le fadet des laïches ;
  • l’isabelle de France ;
  • la laineuse du prunellier ;
  • la matrone ou écaille brune ;
  • le mélibée ;
  • le moiré des Sudètes ;
  • le nacré de la bistorte ;
  • le nacré de la canneberge ;
  • le nacré tyrrhénien ;
  • la piéride de l’aethionème ;
  • la proserpine zerynthia ;
  • le porte-queue de Corse ;
  • le portée ou azuré des mouillères ;
  • le solitaire colias ;
  • le sphinx de l’argousier ;
  • le sphinx de l’épilobe ;
  • la zygène cendrée ;
  • la zygène de la Vésubie ;

Les propositions du MEI

  • Sensibiliser les enfants à l’école et le public à l’environnement et au respect de la faune et de la flore.
  • Encourager l’Entomotourisme.
  • Créer des emplois verts pour les jeunes.
  • Interdire le trafic et le commerce des papillons.
  • Autoriser les Entomologistes à capturer certaines espèces de papillons (autorisation annuelle) afin de mieux les connaître, pour mieux les protéger.
  • Appliquer les conventions internationales à la lettre.

Les musées, serres et insectariums

Île-de-France

Liste ni exhaustive, ni définitive.

Muséum d’histoire naturelle (Entomologie)
36 rue Geoffroy St-Hilaire Paris V Jardin des plantes
La cité des sciences et de l’industrie (la serre)
30 Av. Corentin-Cariou 75930 Paris cedex 19
Maison de l’OPIE
Domaine de la Minière BP 30 78041 Guyancourt
Insectarium de France
18 chemin de la Vallée droite 77250 Episy
La serre aux papillons (papillons vivants)
Jardinerie Poulain 78940 La queue Lez Yvelines

Provence-Alpes-Côte d’Azur

Le jardin des papillons de Digne-les-Bains
Association Proserpine 04100 Manosque
La maison des papillons
9 rue Étienne Berny 83990 Saint-Tropez
La petite ferme provençale
309 Av Mozart 06600 Antibes

Rhône-ALpes

Muséum d’histoire Naturelle
28 Bd des Belges 69006 Lyon
Galerie des insectes tropicaux - Myriapodes
6 rue Saint-Étienne 69005 Lyon
La forêt aux champignons et insectes géants
Site de l’étang de Chapaize, 38160 Saint-Antoine-L’Abbaye

Midi-Pyrénées

Les papillons d’Amarante
Le Ressec 09300 Lesparrou
Micropolis
12780 Saint-Léons

Aquitaine

Magnanerie du Goumondie
24320 Saint-Just

Languedoc-Roussillon

Musée des papillons
15 rue des Pénitents 48200 St-Chély-d’Apcher

Bretagne

Jardins des papillons
56 Vannes 02 97 46 01 02
Entomologie Photographie Insectarium
20 rue Marc Mouëllou BP 35 56520 Guidel

Pays-de-Loire

L’Île aux papillons
5 rue de la Fassonière 85680 La Guérinière

Alsace

Le jardin des papillons exotiques vivants
69150 Hunawihr-Ribeauvillé

Auvergne

Exposition des insectes du Monde
15210 Ydes Bourg 04 71 40 82 51 (juillet- août)

Nord-Pas-de-Calais

La ferme aux papillons
3 rue des pommiers 59144 Wagniers-le-Grand

Le Mouvement écologiste indépendant a été fondé en 1994 par les écologistes historiques sous l’impulsion d’Antoine Waechter, son président. Fort de son indépendance, il propose une alternative aux politiques de droite ou de gauche, fondées sur le mythe de la croissance illimitée.

Le MEI est un mouvement politique qui participe au débat démocratique, à la fois espace de réflexion et outil de mise en pratique des solutions imaginées, il contribue ainsi à l’émergence d’une nouvelle culture politique : l’écologisme.

Le papillon est un précieux indicateur de la qualité de nos écosystèmes. Il joue un rôle important dans la pollinisation des fleurs, mais aujourd’hui il est en danger de mort !

Tous au charbon !

Bron le 6/09/2006

Le Monde 4et 3 septembre 2006, page 17 .

!TOUS AU CHARBON !

Peter Schwartz, directeur du GBN, un « Think tank » américain, annonce le recours massif au charbon pour répondre aux besoins exponentiels en électricité. Au risque d’accélérer le changement climatique.

L'article ci-dessous a été rédigé par Jean Brière

NE PAS SE TROMPER D’ENNEMI ;

LE DANGER, CE N’EST PAS LE NUCLEAIRE MAIS LE CHARBON !

Le mouvement écologiste dans son ensemble a vécu sur l’illusion que les énergies renouvelables allaient suppléer et au nucléaire et aux énergies fossiles.

Aujourd’hui on constate que la croissance des énergies renouvelables s’ajoute à la croissance de la consommation électrique d’origine fossile et nucléaire.

Il nous faut bien prendre conscience que le problème est fondamentalement la croissance de la consommation énergétique.

Nous avons également la certitude qu’en aucun cas les énergies renouvelables ne peuvent remplacer quantitativement et qualitativement une consommation électrique de type occidentale , surtout avec l’accroissement démographique prévisible . Dés maintenant les énergies alternatives ne peuvent produire qu’entre 10 et 20 % de la consommation actuelle

Actuellement le mouvement écologiste sous-estime gravement la gravité de la crise climatique et ceci même au sein du MEI. Compte tenu du temps de résidence du CO2 : cent ans, nous devrions logiquement arrêter dés maintenant l’utilisation des ressources fossile.

Il est bien évidemment impensable d’envisager un arrêt brutal du pétrole du gaz du charbon et du nucléaire.

Les écologistes du Mouvement écologiste ont la responsabilité de poser en terme rationnel le problème du nucléaire, cela tant en France qu’au niveau de la planète.

Sachant :

Que le nucléaire ne pourra pratiquement pas remplacer que partiellement le charbon dans la production d’électricité et cela d’autant plus que la consommation d’électricité s’emballe.

Qu’en aucun cas il ne peut résoudre le problème de la consommation d’énergie fossile dans les transport et l’habitat, même en généralisant le chauffage électrique.

On pouvait espérer que la fin programmée du pétrole allait entraîner au moins une réflexion collective sur l’avenir énergétique et l’avenir tout court de la planète, il faut déchanter c’est la ruée sur le charbon.

Il est indispensable de poser le problème à l’échelle planétaire : On voit mal comment nous occidentaux consommateurs voraces d’énergies fossiles, pourrions empêcher, l’Inde, La Chine et le reste du monde de vouloir accéder au mode de vie occidental que l’on présente comme le modèle idéal de société.

Encore une fois impossible d’être crédible si nous ne prenons pas l’initiative de réduire drastiquement notre consommation d’énergies fossiles.

Bien entendu le MEI préconise une adaptation du nombre aux ressources de la planète mais une telle politique démographique est loin d’être acceptée et de toute manière demandera du temps pour porter ses fruits.

La production d’énergie électrique nucléaire de la Chine et de l’Inde ne représente qu’une part dérisoire de la production d’électricité autour de 2 % pour la Chine .Pour ces pays la production d’électricité sera assuré par du charbon et avec des techniques de production peu onéreuses et très polluantes ( ce qui représentera 85 % des nouvelles capacités prévues d’ici 2030).

Il n’est pas discutable que sur le plan international il serait préférable que ces pays augmentent leur capacité de production électrique avec du nucléaire plutôt qu’avec le charbon...

Les arguments contre le nucléaire sont familiers aux écologiste.

  1. la dissémination nucléaire. La dissémination nucléaire est inéluctable, de toute manière l’arme nucléaire existe, nous avons croqué la pomme et elle restera comme une menace permanente sur l’humanité.
    Par ailleurs nous sommes passé d’un équilibre de la terreur bipolaire, monde « libre » contre monde « socialiste », à un équilibre multipolaire. Seuls les pays dotés de l’arme nucléaire et de vecteurs pourront espérer d’éviter d’être traité comme l’Afghanistan , le Liban ou l’Irak.
  2. Déchets : il faudra vivre avec, les déchets nucléaires n’étant qu’un cas particulier dans le vaste problèmes des déchets chimiques et autres qui submergent le monde « civilisé »
  3. Reste le problème du risque accidentel et de la vulnérabilité des centrales en cas de conflit et d’action terroriste. C’est la seule action terroriste qui pose de véritables problème sur le plan de la capacité de nuisance.

Les réponses sont coûteuses : augmenter l’inviolabilité et la sécurité des centrales nucléaires. Il faut sans doute envisager de les enterrer totalement et les mettre à l’abri de mini bombes atomiques telles que celles que l’Amérique envisage d’utiliser en Iran .

Pour ce qui est de la France :

Quiconque conserve une once de responsabilité et de rationalité n’a le droit d’esquiver le dilemme qui va se poser incessamment et qui se pose déjà : Nucléaire ou charbon .

Mais au delà du choix nucléaire ou charbon pour la production d’électricité, il nous revient de replacer le débat dans sa vrai dimension : l’impérieuse nécessité d’arrêter la croissance de la consommation d’énergie fossile avant d’avoir engagé définitivement la planète sur la voie de la minéralisation, ce qui suppose qu’on laisse intacte la majorité des ressources fossiles qui existent actuellement.

Dans ce contexte il est évidemment impossible de tout arrêter. Pour nous toute croissance du nucléaire électrique doit s’accompagner d’une baisse plus qu’équivalente de la consommation d’ énergies fossiles .

En dehors d’une telle problématique ne nucléaire ne présente que peu d’intérêt, d’autant que les ressources connues en uranium impliquent nécessairement le recours à la surrégénération , si l’on veut généraliser ce mode de production.. C’est par ailleurs une technique bien plus coûteuse , et d’utilisation difficiles. Par ailleurs sa mise en œuvre nécessiterait un délai bien supérieur à l’échéance 2030.

C’EST AU MEI ,AUJOURD’HUI D’ETRE LES PREMIERS A S’OPPOSER A TOUTE MISE EN ROUTE DE CENTRALES ELECTRIQUES AU CHARBON.

IL NOUS FAUT IMMEDIATERMENT NOUS MOBILISER POUR SOUTENIR LES OPPOSANTS A LA MISE EN ROUTE D’UNE EXPLOITATION DE CHARBON A CIEL OUVERT, ACCOMPAGNÉE D’UNE CENTRALE ELECTRIQUE DANS LA REGION DE NERVERS.

IL FAUT DESIGNER QUI VA PRENDRE CES CONTACTS. Briere

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