Opérations intérêt national
Par ad mei-idf, samedi 13 décembre 2008 à 20:26 :: Général :: #64 :: rss
Le fait d’apporter de nouvelles propositions sur l’aménagement de la région Ile de France, nous rappelle qu’au cours des dernières décennies, les Franciliens n’ont jamais cessé par la voix de leurs Associations, de protester contre la volonté des Pouvoirs publics de concentrer une population et ses activités inhérentes sur un espace réduit que limitent les villes périphériques des trois départements de la Petite couronne.
Par une forme de ‘gouvernance à définir’ ,cette communauté deviendrait le Grand Paris, Métropole de rang mondial telle qu’elle était souhaitée à l’époque des Trois glorieuses. Cette opération de style administratif, pour habile que sera son application ne fera qu’accentuer le sentiment du mal-vivre que ressent la majorité des habitants. Une politique moins jacobine et mieux adaptée à la répartition des compétences qu’ exige la diversité des activités productrices, éviterait, l’appel de milliers de travailleurs de province et calmerait les besoins de construction de logements en Ile de France. Opérations d’autant plus justifiées que le décalage laisse apparaître des provinces dans lesquelles dépérissent des villages par défaut d’activités. Ne serait-ce que par solidarité la Gouvernance devrait telir compte que l’élite qui y sommeille possède au même degré que celle de la Région parisienne, la capacité de contribuer à la renommée mondiale du pays.
Dans le but d’obtenir une plus grande efficacité, espaces et financière, dans le domaine des transports, personnes et fret, il est indispensable d’exiger une complémentarité optimale entre nos modes de déplacements, ,:à savoir :.véhicules privés, transports publics, marche à pied et deux-roues, L’expérience démontre que malgré sa continuelle expansion, le réseau autoroutier demeure toujours insuffisant en comparaison du rythme de fabrication des véhicules privés et des Poids lourds. De cette constatation, il s’avère que les prolongements des A 12 et A 104, de même que la percée de la Voie Nouvelle de la Vallée de la Mauldre deviendront sans utilité avant la fin de leur chantier. Dans cette perspective s’impose une révision sur les droits et les devoirs relatifs à l’utilisation de la voiture privée et de son omniprésence sur la voirie urbaine. Pour atteindre un remplissage plus complet de la voiture, (actuellement : 1,25 personne), et la sécurité, (lors d’un covoiturage par STOP), entre conducteur-passager, des innovations relevant de l’exploitation de réseaux informatiques devront être mis en service.- De même que l’incitation à l’usage du deux-roues ne peut s’établir que par une garantie de sécurité et un meilleur accueil de la part circulation mécanisée. Le réseau routier francilien devrait être soulagé de la charge du fret de transit européen Nord-Sud qui devrait être assuré dans sa presque totalité par le ferroutage et pour certains itinéraire s par la voie d’eau. Les opérations de tronçons de lignes de transports publics actuellement projetées ou en cours engagées à l’initiative des associations locales doivent être soutenues par le M E I ile de France.
Il ne s’agit pas de reprocher à nos dirigeants les raisons qui les ont amenés au cours des quatre dernières décennies à transformer des milliers d’hectares de pleine nature nourricière en communautés urbanisées et en voies de circulation routière. Il faut préciser qu’en moins d’un siècle le nombre d’habitants a doublé pour atteindre de nos jours : 12 millions. Des ‘’petits coins’’ de forêts ont été grignotées, des terres agricoles cernées par le ‘’développement durable ‘’ ont disparues et avec elles les trois quarts des exploitations agricoles et maraîchères. Ce rapide bilan commande aux écologistes de s’opposer à toute nouvelle mutilation de ce qui reste de notre patrimoine naturel. L’abandon des grands projets autoroutiers apportera plusieurs avantages ; celui d’éviter l’encerclement de plaines qui n’auraient plus lieu de se maintenir dans leur fonction de terres agricoles ou maraîchères ; terres nourricières de proximité qui éviteraient la pollution des poids lourds rapportant de contrées lointaines des produits alimentaires savamment dénaturés pour le voyage. Pour apporter la nature à proximité de la ville nous demandons aux municipalités de réserver les espaces disponibles, non pas à l’urbanisation, mais aux Jardins familiaux. Les tours sont d’autant plus onéreuses, construction et entretien, qu’elles sont hautes, elles apportent un supplément d’entassement dont Paris n’a pas besoin.. Elles suscitent parmi la population, d’énergiques réactions de rejet, sauf dans les lobbies aménageurs et affaires. De nombreuses suggestions d’aménagements ou d’oppositions devraient encore s’exprimer. nous y procèderons au fur et à mesure que nous reprendrons contact avec les Associations qui en sont les initiatrices.
Pour le Mouvement Ecologiste Indépendant. Ile de France
Georges BODU
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